On considère dans ce qui suit un espace vectoriel E sur un corps .
Proposition et définition :
Soit (Fi)i |
Preuve :
Soit H le sous espace engendré par la réunion des Fi. Si (xi)iI est une famille
presque nulle d’éléments de M telle que
i
I xi
Fi, alors
i
I xi
i
IFi donc
i
Ixi
H par conséquent,
I = {
i
Ixi /
i
I xi
Fi}
H. D’autre part I est un sous espace
vectoriel qui contient les Fi donc I
H. Si J est un sous espace vectoriel
contenant les Fi, il contient I donc I est le plus petit tel et I = H.
Définition :
Soit (fi)i |
Remarque :
Dans le cas d’une famille finie F1,...,Fn de sous espaces vectoriels de E, on
note F =
i=1nF
i = F1
...
Fn la somme des Fi si elle est directe. On dit
également dans ce cas que F1, F2,..., Fn sont en somme directe. Tout vecteur v
de F s’écrit alors de manière unique v =
i=1nu
i où pour tout i, ui
Fi. On
dit que ui est la composante de u sur Fi relativement à cette somme directe.
Proposition :
Soit (Fi)i |
Preuve :
Si F =
i
IFi alors
i
Iui = 0
i
I, ui = 0 d’après l’unicité de la
décomposition. Réciproquement, si F =
i
IFi et
(
i
Iui = 0
i
I, ui = 0) alors, supposons que x
F s’écrive
x =
i
Ixi =
i
Ivi avec xi, vi
I pour tout i
I. Alors
i
I(xi - vi) = 0 donc
i
I, xi = vi d’où l’unicité de la décomposition.
Proposition :
Soient F et G deux sous espaces vectoriels de E. La somme F +G est directe
ssi F |
Preuve :
Si la somme F + G est directe, soit x F
G et x = x1 + x2 avec x1
F et
x2
G la décomposition de x. Comme x
F , par unicité e la décomposition,
x2 = 0 et de même puisque x
G, x1 = 0 donc x = 0. Réciproquement, si
F
G = {0}, soit x
F + G et x = x1 + x2 = y1 + y2 avec x1, y1
F et
x2, y2
G deux décompositions. Alors x1 - y1 = x2 - y2.
x1 - y1
F
x2 - y2
F et x2 - y2
G
x1 - y1
G. Donc
x1 - y1
F
G ce qui implique que x1 = y1 et x2 - y2
F
G qui implique
que x2 = y2.
Proposition :
Si la somme |
Preuve :
Contenue dans la preuve de la proposition précédente.
Remarque :
La réciproque est fausse. Pour montrer que F1,...,Fn sont en somme directe,
avec n > 3, il ne suffit pas de vérifier que pour tous indices i et j distincts,
Fi Fj = {0}.
Proposition :
Soient F1,...,Fn pour n > 3 des sous espaces vectoriels de E. Alors
la somme F1 + ... + Fn est directe ssi pour tout i |
Définition :
Soient F et G deux sous espaces vectoriels de E. On dit que F et G sont
supplémentaires dans E si E = F |
Théorème :
Soit F un sous espace vectoriel de E. Alors F possède au moins un supplémentaire G dans E. |
Preuve :
Cas où E est de dimension finie n uniquement.
Soit {e1; ...; ep} une base de F , on la complète en une base {e1; e2; ...; en} de E
et on considère G = vect{ep+1; ...; en}. On a de manière évidente E = F
G.
Remarque :
Un même sous espace F de E possède en général une infinité de supplémentaires dans E. Il y a cependant deux cas d’unicité :
Exemple :
Proposition :
Si p est un projecteur de E (c’est à dire un endomorphisme de E tel que
p o p = p) alors E = Ker(p) |
Preuve :
Soit x E, alors x = x-p(x) + p(x) avec p(x)
Im(p) et x-p(x)
ker(p).
En outre, si x
ker(p)
Im(p), x = p(y) avec y
E et
p(x) = 0 = p o p(y) = p(y) = x.
Proposition :
Si s est un endomorphisme involutif de E (c’est à dire si s o s = id)
alors E = Inv(s) |
Preuve :
Il est évident que Inv(s) Opp(s) = {0}.
Proposition et définition :
Soit H un sous espace vetoriel de E. Les conditions suivantes sont équivalentes :
Si ces conditions sont réalisées ont dit que F est un hyperplan de E. |
Preuve :
Remarque :
Si E est de dimension finie égale à n alors les hyperplans de E sont les sous espaces de E de dimension n - 1.
Proposition :
Les hyperplans de E sont les noyaux des formes linéaires non nulles sur E. |
Proposition :
Deux formes linéaires non nulles sont proportionnelles ssi elles ont le même hyperplan noyau. |
Preuve :
Si f et g sont deux formes linéaires proportionnelles, il existe
, f =
g.
D’où ker(f) = ker(g). Réciproquement, si ker(f) = ker(g), soit u
ker(f).
On a f(u)
0 et E =
u
ker(f). Soit x =
u + h. On a
f(x) =
f(u) + f(h) =
f(u) donc
= f(x)f(u)-1 et
g(x) =
g(u) + g(h) =
g(u) = f(x)f(u)-1g(u). Par conséquent, on a pour
tout x
E, g(x) = g(u)f(u)-1f(x), ce qui montre que g et f sont
proportionnelles.